L’église baroque du béguinage de Malines est un joyau, et pas seulement à l’extérieur. L’intérieur et la riche collection de peintures méritent également une visite.
Architecture baroque
L’église du béguinage de Malines vit le jour en 1629 et fut consacrée en 1647. Comme les béguines de Malines étaient à l’époque fortunées, elles purent faire appel à des architectes de renom. Le jésuite Pierre Huyssens (1577-1637) et le Bruxellois Jacques Francart l’Ancien (1550-1601), architecte de la cour des archiducs Albert et Isabelle, dessinèrent les plans. La façade baroque abritant la statue de sainte Catherine du Malinois Lucas Faydherbe (1617-1697) est particulièrement remarquable. Il est probable que Faydherbe ait également réalisé une partie de l’intérieur. L’église du béguinage combine des exemples italiens et l’architecture caractéristique de la région de Malines. L’influence italienne se manifeste dans le rythme des arcs en plein cintre, les piliers corinthiens et l’imposante corniche.
Maître-autel – Jan et Gaspard van den Steen
Le maître-autel, en marbre blanc et noir, fut réalisé en 1671 par les sculpteurs malinois Jan et Gaspard van den Steen. Les sculptures dégagent une impression paisible. Au centre se trouve Marie, entourée d’anges. Elle tourne tendrement le regard vers le spectateur. Sur son giron, elle tient l’enfant Jésus. Ils reposent sur des colonnes corinthiennes, reconnaissables aux feuilles d’acanthe sculptées. De part et d’autre de l’autel, on peut voir Alexis de Rome et Catherine d’Alexandrie, les saints patrons de l’église.
L’Assomption par Lucas Franchoys le Jeune – Mariage mystique de Catherine d’Alexandrie par Theodor Boeyermans
Deux peintures particulières du XVIIe siècle font partie du maître-autel. Elles sont placées dos à dos, de sorte que l’une ou l’autre est visible selon le moment de l’année. L’Assomption de Lucas Franchoys le Jeune (1616-1681) est toujours exposée à partir du 15 août, le jour de l’Assomption, lors duquel on célèbre l’élévation au ciel de Marie. L’église fut construite en pleine Contre-Réforme, la réponse de l’Église catholique face à la Réforme protestante. Le culte de Marie fut alors intensément promu afin de lutter contre le protestantisme. Fin novembre, le tableau est retourné et l’œuvre de Boeyermans apparaît. Celle-ci représente Catherine, la sainte patronne de l’église, qui s’engage dans un mariage mystique avec le Christ. Cette légende vit le jour en 1337.
Informations pratiques
Accessibilité
- Accessibilité limitée pour les personnes à mobilité réduite.